Test Hisense 65UR9S : mon TV coup de cœur 2026

Test Hisense 65UR9S : pourquoi c’est mon téléviseur coup de cœur de 2026

Table des matières

Après avoir testé plusieurs des téléviseurs les plus ambitieux de 2026, je ne m’attendais pas forcément à attribuer mon coup de cœur de l’année au Hisense 65UR9S. Et pourtant. Dalle mate, RGB MiniLED, Dolby Vision 2, gaming à haute fréquence, système audio convaincant et VIDAA désormais très complet : ce téléviseur n’est pas nécessairement le meilleur dans tous les domaines, mais c’est probablement celui qui réunit aujourd’hui le plus intelligemment les qualités que je recherche dans un TV haut de gamme… sans faire exploser le budget.

 

Un coup de cœur que je n’avais pas vu venir

Le plus amusant avec ce Hisense UR9S, c’est que mes premières impressions n’étaient pas aussi enthousiastes. Lors de sa présentation quelques mois auparavant à Paris, j’avais notamment trouvé que son nouveau rétroéclairage RGB MiniLED restait perfectible. Après plusieurs semaines passées avec le modèle commercialisé et les évolutions logicielles apportées depuis, mon opinion a clairement changé. Le 65UR9S est devenu l’un des téléviseurs les plus homogènes que j’ai testés cette année.

Et c’est précisément ce que représente pour moi un coup de cœur : pas nécessairement celui qui produit le plus de nits, le noir absolu dans toutes les circonstances ou le meilleur traitement vidéo du marché, mais celui que je pourrais réellement envisager d’acheter compte tenu de mes usages et de son prix.

Le RGB MiniLED est désormais beaucoup plus convaincant

Le rétroéclairage RGB MiniLED constitue évidemment l’une des principales particularités du UR9S. Contrairement à un MiniLED traditionnel utilisant essentiellement des LED bleues associées à un filtre quantum dot et un color filtre (et parfois même un filtre d’uniformisation du rétroéclairage), le Hisense travaille directement avec de minuscules diodes rouges, vertes et bleues. Mais une technologie prometteuse ne suffit pas : encore faut-il savoir la piloter. 

C’est probablement sur ce point que le UR9S m’a le plus surpris. Le processeur Hi-View AI RGB et la gestion du rétroéclairage fournissent désormais un résultat convaincant, avec un contraste très élevé et un blooming globalement très bien contenu. Même sur des contenus compliqués, comme des sous-titres blancs sur une image sombre, les halos restent très discrets.

Tout n’est évidemment pas parfait et certains contenus peuvent encore produire du blooming, et peut-être même du Color Fringing (fuites de lumière légèrement colorées), mais je n’ai pas constaté ce phénomène durant mon test.

La dalle mate est l’un de ses meilleurs arguments

C’est aussi l’un des sujets auxquels j’ai consacré le plus de temps dans la vidéo. Le UR9S utilise une dalle mate anti-reflet, un choix qui continue parfois de diviser les consommateurs. Certains sont plutôt curieux sur ce point, prêts à découvrir la chose et pourquoi pas y passer, mais pour d’autres c’est le point de blocage absolu. « Une dalle mate, ça flingue les contrastes, je n’en veux pas ! » .  

C’est avec ce retour en tête que j’ai décidé de confronter le 65 UR9S à plusieurs références haut de gamme : Samsung S99H, Sony Bravia 9 Mark II et TCL X11L. Le premier, un téléviseur QD-OLED de dernière génération, embarque un filtre GlareFree sur lequel le constructeur travaille depuis plusieurs années puisque nous en sommes à sa version 3.0. Chez Sony, l’exercice est plus récent, mais la performance est réelle comme vous pourrez le voir dans la vidéo. Enfin, TCL reste fidèle à ses dalles brillantes, misant sur une puissance lumineuse de haute volée et une gestion du local dimming impressionnant. 
Si la vidéo montre qu’il n’existe peut-être pas de solution parfaite, j’espère que le long chapitre consacré à cela vous aidera à vous faire une idée plus précise. 

Un OLED conserve l’avantage sur les noirs et les angles de vision. Le traitement anti-reflet du Sony est particulièrement performant et certaines surfaces brillantes conservent d’autres qualités. Mais dans une pièce lumineuse, la dalle mate du Hisense devient un véritable argument.

Elle diffuse efficacement les reflets et évite cet effet miroir qui peut parfois devenir beaucoup plus gênant que quelques différences mesurées sur le contraste. Pour un salon avec de grandes fenêtres ou plusieurs sources lumineuses, c’est une caractéristique que je considère désormais comme déterminante.

Dolby Vision 2 impressionne… mais j’ai toujours quelques réserves

Le UR9S fait également partie des premiers téléviseurs sur lesquels j’ai apprécié les prémices du Dolby Vision 2. Enfin si on peut le dire comme ça. Le téléviseur peut déjà appliquer via son moteur de rendu une conversion des sources et contenus Dolby Vision 1 vers une simulation du Dolby Vision 2 – puisqu’il n’existe pas de contenus natifs DV 2 pour l’instant. Le résultat peut être spectaculaire : davantage de luminosité, des zones sombres plus lisibles et une sensation de relief parfois impressionnante. 
Mais après avoir multiplié les contenus, je reste plus mesuré qu’après les premières démonstrations. Une image plus spectaculaire n’est pas nécessairement plus fidèle. Sur certaines séquences, l’augmentation de l’intensité peut donner des couleurs moins naturelles ou légèrement délavées.

Heureusement, Hisense propose notamment un mode Dolby Vision Pro Référence beaucoup plus raisonnable, ainsi qu’un mode personnalisé permettant d’intervenir plus finement sur les différents traitements de l’image. 

J’ai consacré deux autres vidéos au Dolby Vision 2 et à sa comparaison avec le Dolby Vision actuel ; je ne vais donc pas refaire ici tout ce dossier.

VIDAA, gaming et audio : très peu de compromis

L’autre raison qui explique mon verdict est la polyvalence. VIDAA n’est peut-être toujours pas aussi populaire que Google TV auprès des cinéphiles, mais il m’est désormais difficile de considérer ce système d’exploitation comme un véritable défaut. L’interface est rapide, les principales applications sont disponibles et Hisense propose énormément de réglages d’image. Certains pourraient s’y sentir un peu perdus et c’est pourquoi j’apprécierais que Hisense travaille à créer des légendes plus efficaces encore. 

Cet UR9S est également très à l’aise en jeu. Sur mon PC Razer Blade 18 équipé d’une RTX 4090 mobile, j’ai pu jouer jusqu’à 165 Hz en Ultra HD, en connectant directement ma machine au Display Port 1.4 disponible sur le côté du téléviseur. Attention, je précise que celui-ci n’a alors que 3 prise HDMI 2.1  à l’arrière.
Côté console, rien à signaler, la Xbox Series X reconnaît correctement les principales fonctions gaming attendues et les titres compatibles activent eux aussi cette conversion DV1 vers DV2.

Le système audio intégré constitue lui aussi une bonne surprise. Avec son architecture 4.1.2 ch et sa puissance de 90 W, le UR9S fait nettement mieux que beaucoup de téléviseurs, a fortiori les modèles haut de gamme OLED qui visent souvent la finesse. Le grave possède suffisamment de présence pour qu’une barre de son ne soit pas immédiatement indispensable. 
Ce n’est pas un Home Cinéma complet, évidemment, mais pour un système intégré à un téléviseur, le résultat est particulièrement satisfaisant. 

Tout n’est pas parfait

Le UR9S conserve quelques limites. Les angles de vision restent ceux d’un LCD VA et les couleurs perdent donc progressivement de leur intensité lorsqu’on se déporte de l’axe idéal. Le blooming n’a pas totalement disparu, mais les progrès sont sérieux pour ce mini LED RGB.
Et une interrogation demeure sur le 75 pouces, dont la configuration de rétroéclairage annoncée diffère étonnamment de celle du 65 pouces. Je préfère donc ne pas extrapoler automatiquement les performances du modèle testé aux autres diagonales. 

Enfin, ceux qui recherchent avant tout le noir absolu et regardent exclusivement leurs films dans une pièce plongée dans l’obscurité continueront probablement à préférer un excellent OLED.

Mon téléviseur coup de cœur 2026

Après les LG OLED G6, TCL C8L, Samsung S99H et en attendant mes conclusions définitives sur les Sony Bravia 9 Mark II et TCL X11L, le Hisense 65UR9S est donc mon coup de cœur 2026. Pas parce qu’il gagne toutes les batailles, mais parce qu’il réunit énormément de qualités dans un même produit.

Très belle image, RGB MiniLED désormais bien maîtrisé, dalle mate réellement utile dans un salon lumineux, excellente polyvalence, gaming performant, bon système audio et une plateforme VIDAA devenue suffisamment mature : la somme de ces éléments en fait un téléviseur que je pourrais réellement envisager pour mon propre usage.

Et c’est finalement le meilleur compliment que je puisse lui faire. Pour toutes les comparaisons, les démonstrations de la dalle mate, le comportement du blooming, les réglages Dolby Vision 2 et mes essais cinéma et gaming, je vous laisse désormais découvrir le test complet dans la vidéo intégrée à cet article.

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